La capacité d'apprendre constitue une merveilleuse faculté naturelle. Sans elle, jamais un enfant ne pourrait devenir adulte, ni un adulte s'adapter aux aléas de la vie, nous dit Bruno Hourst[1]. Cette capacité naturelle, pour se développer et atteindre son pic, nécessite, notons le, un apprentissage adapté. Celui ayant pour objectif d’aider les apprenants, les élèves à être un acteur clé de leur apprentissage au même titre que le professeur. Ceci, en leur dotant des outils et des techniques indispensables et importants sur «apprendre comment apprendre », sur comment s’auto-motiver et garder sa motivation pour réussir, sur comment en un mot prendre en mains son apprentissage…
Cette nouvelle approche dans l’apprentissage libère les apprenants du formateur. Elle leur donne la responsabilité de faire avancer la formation sans l’aide et la présence du formateur, lui-même, considéré comme un guide, un coach, un mentor... Il est là pour motiver les apprenants sur le rôle qu’ils doivent jouer et sur leur implication dans la réussite de l’enseignement et de l’apprentissage. Les apprenants dans ce cas ne sont plus dépendants totalement du formateur.
Ces techniques sont encore plus utilisées en formation professionnelle. Pour avoir de la dextérité manuelle, pour une bonne connexion main – cerveau, la répétition des gestes, l’exercice s’avèrent être obligatoires. Et c’est aux apprenants de travailler pour développer tous les reflexes liés à l’apprentissage du métier qu’ils souhaitent exercer.
A ce titre, comment le formateur doit-il s’y prendre pour planifier son apprentissage? Comment peut-il orienter son enseignement en vue d’aider les apprenants à prendre en mains leur apprentissage? Quel role doit jouer la motivation dans sa démarche ? Comment le formateur peut aider à la revalorisation des métiers techniques auprès des jeunes ? Les métiers manuels offrent-ils des débouchés garantis sur le marché de l’emploi haïtien? Autant de questions que nous nous proposons de répondre et de développer dans ce texte.
Optimiser les situations d’apprentissages en formation professionnelle.
Le terme apprentissage se réfère aujourd’hui autant au champ scolaire qu’aux pratiques professionnelles et peut être défini à travers deux entrées possibles, l’une plus directement éducative et l’autre davantage psychologique. Selon René La Borderie[2] Le terme apprentissage englobe en réalité des activités plus complexes que celles liées à apprendre. Derrière ce concept toujours selon La Borderie est regroupé tout ce qui relève du comprendre ; c’est pourquoi certains preferent distinguer ces deux activités et parlent d’apprentissage d’une part et de comprentissage d’autre part. Et dans cette entrée éducative, progressivement furent différenciées les taches strictement d’apprentissage visant à faire mémoriser, consolider, réinvestir des savoirs ou des savoir-faire et les taches de compréhension destinées à faire réfléchir, poser des problèmes, amener à forger de nouvelles procédures. Les situations d’application dans le premier cas, les situations de recherche dans le second cas, traduisent cette différence d’objectif complémentaire : comprendre, Apprendre. Il est, ainsi, possible d’identifier deux aspects du terme apprendre :
1. Une première acceptation qui renvoie au conditionnement et aux automatismes dans l’objectif de valider l’idée d’un apprentissage.
2. Une acceptation, celle qui fait intervenir la conscience de celui qui s’engage dans l’apprentissage.
L’entrée psychologique elle-même capitalise sur trois composantes : la psychologie des apprentissages, dans sa dimension cognitive ; la psychologie des sujets, les aspects développemental et génétique ; la psychologie des relations interindividuelles, importance de la dimension sociale dans les activités d’enseignement-apprentissages.
Ainsi, « pour la psychologie, l’apprentissage consiste en une modification de la capacité d’un individu à effectuer une tache sous l’effet d’interactions avec l’environnement[3]. Le mot peut aussi designer le processus de modification ou le résultat du processus. A cet effet, le progrès présupposé d’un apprentissage est observable par la modification bien sur de la performance ».
Cette performance donc, est elle-même soumise à d’autres facteurs internes, comme la motivation du sujet (intrinsèque et extrinsèque), sa vigilance, son assiduité, son enthousiasme, sa discipline, son sens de l’initiative, sa curiosité et sons sens aigu pour le travail bien fait. Une seconde remarque est relative au fait que l’apprentissage est dépendant de la situation dans laquelle il se déroule. Notre situation d’apprentissage par exemple à l’Université Quiskéya (Uniq) après le 12 janvier est très difficile. Le milieu est très bruant ce qui fait que la réception n’est jamais optimale pour les étudiants. D’où les incidences négatives du milieu sur l’apprentissage. Cela a également des répercussions directes sur la motivation extrinsèque des étudiants. On s’ennui à suivre les cours, les salles sont exigües et souvent il n’y a pas assez de sièges pour tout le monde.
a) Choisir les meilleures situations d’apprentissages.
L’apprentissage se trouve, pour ainsi dire, au cœur d’un réseau de variables dont les interdépendances agissent sur les effets. D’où la nécessité pour le formateur d’optimiser les situations d’apprentissages particulièrement en formation professionnelle.
Le choix des situations d’apprentissage ainsi que la manière de les présenter et de les animer peuvent affecter grandement la motivation des élèves à y participer et c’est pour cela que le formateur doit dès le premier contact tracer la voie à suivre et utiliser des stratégies adaptées à son groupe et à son environnement.
Il doit aussi définir clairement ses attentes par rapport aux tâches, Montrer comment faire, situer les apprenants par rapport aux contenus d’apprentissage et aux compétences en jeu, faire voir l’utilité et le sens des apprentissages, proposer des tâches variées, riches, stimulantes et permettant la participation de tous.
Tout cela dans l’objectif de garder à un rang élevé la motivation des apprenants. Indispensables pour développer les compétences ciblées ou atteindre les objectifs ciblés et les susciter à développer les qualités requises pour apprendre.
b) Les qualités nécessaires pour apprendre
Dans son ouvrage l’Art d’Apprendre[4], James M. Banner Jr et Harold C. Cannon montrent clairement que l’intelligence, l’esprit mathématiques, le don des langues, la maitrise de la méthode scolaire, et la pratique des examens ne sont pas les seules qualités qu’un apprenant doit développer pour réussir son apprentissage. Ces qualités ne permettent pas aux formés d’aller bien loin. Ils Conseillent à ce titre de développer d’autres qualités grâce auxquelles ce qu’on apprend restera fixé dans notre esprit et dans nos sens et s’épanouira en une véritable et profonde compréhension des choses.
Il nous faut posséder selon eux, les ingrédients nécessaires à l’acquisition de savoir et de savoir-faire, les qualités humaines qui nous permettent d’apprendre ce que nous devons apprendre et voulons savoir. Ces qualités écrivent-ils sont d’une importance cruciale pour le bien-être de l’apprenant et pour sa réussite tout au long de sa vie.
D’aucuns peuvent penser en réalité que le fait d’être un bon élève n’est rien qu’un épisode de la vie sans valeur intrinsèque, or on le sait tous, l’acquisition d’un savoir constitue souvent un bien en soi. Et on apprend parce que l’on y est poussé par un insatiable désir de comprendre, par la simple joie que procure la connaissance et parce qu’aussi le savoir apporte une profonde satisfaction personnelle voir collective.
Tout ceci est pour dire que toute situation d’apprentissage exige de l’apprenant des qualités intrinsèques et le formateur doit aider l’apprenant à les connaitre et à les développer. C’est l’un des principaux moyens pour créer chez l’apprenant l’indépendance et la motivation d’apprendre seule. En réalité, les meilleurs établissements d’enseignement, les meilleurs professeurs, les meilleurs programmes du monde, ne peuvent rien apporter sans l’engagement de l’apprenant.
L’étude reste et demeure le contraire de la facilité et de l’indolence. Elle exige une application de tous les instants, de la concentration et souvent même de l’isolement. Il est peu de choses de valeur dont la production ne demande aucun mal. Il faut posséder pour cela les qualités suivantes :
1) L’assiduité, toutes les grandes inventions n’ont pas été créées par des cerveaux inactifs et paresseux, pas plus les pièces de Franckétienne, les toiles de Tiga etc. mais par de rudes travailleurs, par des tenaces. Travailler dur c’est comme un investissement rentable et les retombées sont immesurables. Le filament électrique de Thomas Edison, éclaire le monde entier. Et lui-même a dit que le génie est fait de 99% de transpiration et de 1% d’inspiration donc rien ne peut remplacer l’assiduité dans l’apprentissage. Aussi, on se souvient encore de Pablo Casal, grand violoncelliste, qui s’entraine tous les matins au bord de la mer à la recherche de la note parfaite même après avoir reçu toutes les distinctions existantes pour son domaine dans sa carrière de musicien.
2) L’enthousiasme, l’enthousiasme jaillit de l’intérêt que l’apprenant prend aux choses. La première démarche d’un apprenant doit-être de chercher à découvrir dans l’apprentissage quelque chose qui soit susceptible de l’intéresser. Il grandit lorsqu’il établit un lien entre ce qu’il apprend et sa vie.
3) L’initiative, L’acquisition de connaissance nouvelle exige que l’apprenant fasse preuve d’initiative. Le formateur doit encourager les apprenants à se fixer des objectifs ambitieux et de tenter les atteindre seul. Aussi il doit aider les apprenants à développer la culture du risque et la capacité d’anticiper sur ce qui va suivre.
4) L’autodiscipline, C’est prendre en main son propre bien-être d’apprenant. Cela suppose de la résistance à l’attrait de toutes les activités qui ne contribuent pas à l’acquisition de connaissances nouvelles. C’est s’imposer à soi-même des critères exigeants en vue d’atteindre les objectifs ciblés. C’est également renoncer à des plaisirs immédiats au profit de satisfactions plus tardives et plus importantes, donc retarder la satisfaction selon Scott Popeck[5]
Le succès dans l’étude comme dans tout le reste exige des qualités indispensables. Et les bons formateurs doivent aider leur apprenant à développer ces qualités. L’objectif est de créer des hommes susceptibles de voler de leurs propres ailes, d’influencer à leur rythme l’apprentissage, capable de prendre en charge leur destin et la formation professionnelle en Haïti a besoin que de ces cadres là.
La formation professionnelle et technique en Haïti, état des lieux.
Actuellement, on remarque une véritable crise de la main d’œuvre pour les métiers manuels en Haïti. 12 janvier vient encore montrer qu’il y a un besoin urgent de former de cadres techniques compétents dans certains domaines notamment dans le domaine de la construction. Ce déficit de techniciens est la conséquence indirecte de la dévalorisation de ces types de métier, et en particulier des métiers du bâtiment qui correspondent cependant à un savoir-faire indiscutable.
Pourquoi cette déconsidération ? Pour deux raisons. Auparavant, dans les années 80, les métiers techniques avaient une mauvaise image de marque, tout simplement parce qu’on y envoyait les jeunes en échec scolaire, et tous ceux qui ne souhaitaient pas se lancer dans de longues études ou qui ne peuvent pas franchir la porte des universités. Ils étaient orientés vers ces filières même s’ils n’en avaient pas envie. Ce sont ces jeunes qui ont dévalorisé les métiers manuels. Pourtant, certains d’entre eux se sont découvert de réelles motivations. Ceux-là ont réussi : quelques-uns se sont mis à leur compte, ont créé leur entreprise, embauché du personnel, bâti leur maison…
La seconde raison de cette déconsidération est que les salaires n’étaient pas très attractifs. Aujourd’hui, tout est différent. Les affaires reprennent et le pays a un besoin accru de cadres techniques compétents. Les techniques ont évolué, les outillages se sont modernisés, les matériaux sont devenus plus complexes... L’enseignement s’est adapté à cette évolution. Actuellement, les salariés ont suivit une formation plus pointue qu'avant. L’enseignement actuel et les salaires dans les métiers techniques ont désormais de quoi motiver les jeunes.
Conséquences de cette dévalorisation
Le fait qu’il y ait peu de candidats pour les métiers manuels, a bien entendu pour conséquence un manque de techniciens dans le pays. On parle même de pénurie. Ce manque continue malheureusement à s’aggraver au fur et à mesure du départ en terre étrangère des ressources techniques qu’on avait, tantôt vers les USA et particulièrement vers le Canada. L’autre conséquence indirecte est l’augmentation du chômage chez certains jeunes qui ne choisissent pas ce secteur d’activité. Et pourtant, les entreprises du bâtiment recherchent désespérément maçons, coffreurs, peintres, carreleurs, charpentiers, menuisiers. L’industrie manque d’électriciens, de mécaniciens, de plombiers, d’ouvriers qualifiés en métallurgie, etc. Et pour résoudre ce problème, elles sont obligées de faire appel à des techniciens étrangers.
Plusieurs centres de formation professionnelle et technique existent à travers le pays et particulièrement à Port-au-Prince mais deux selon mes constats sortent du lot par la qualité de leur programme et programmes semblent plus ou moins tenir compte du besoin spécifique du marché de l’emploi haïtien. C’est le Canado Technique et Haïti Tec. Ces deux centres selon leur dirigeant travaillent au jour le jour à la revalorisation de la formation Professionnelle et Technique en Haïti en offrant aux jeunes une formation de qualité et adaptée au besoin du marché. Les techniciens à en croire Rhony Desrogène, Directeur exécutif de Haïti Tec sont formés pour être compétitifs et pour réduire l’importation de cadres techniques de l’étranger.
Des solutions existent :
La plus importante consisterait à rétablir la considération de ces métiers. D’autant plus qu’il y a un fort potentiel d’embauches. C’est le cas actuellement. Ensuite, permettre une bonne information dans ces directions, et orienter les élèves qui échouent scolairement vers ces formations, tout en leur expliquant au mieux les raisons de cette réorientation. C’est souvent le cas que des jeunes, qui sont peu aptes à poursuivre des études théoriques, peuvent, par contre, être excellents dans ces métiers. Avant, on dirigeait systématiquement les élèves en difficulté vers les métiers manuels. Actuellement, certains jeunes se rendent compte qu’être maçon ou plombier, ce n’est pas si mal que cela ! Et surtout, le salaire peut être motivant : le fait qu’il y ait un certain manque de main d’œuvre provoque une hausse des salaires.
Aidez les apprenants à faire face aux stéréotypes liés aux métiers manuels par la technique du « Aller vers ».
Tout bon formateur dès ses premières séances doit faire une radiographie de sa salle en vue d’avoir une idée précise du groupe qu’il a en face et des apprenants qui le composent. Cette radiographie va lui permettre de connaitre ses apprenants, connaitre leur origine sociale, connaitre leur attente, leur aspiration, avoir des informations sur leur vécu et savoir ce qu’ils pensent des métiers techniques et ce qu’ils ont entendu dire de ces métiers tout cela dans l’objectif de connaitre le niveau de leur motivation. « L’aller vers » très recommandé en communication de groupe est un outil simple et puissant. Il fait appel au charisme du formateur, à sa maitrise des techniques d’expression scénique et à son sens aigu de l’écoute en vue de créer un climat propice d’échange entre lui et sa classe.
Cette technique va favoriser des échanges sincères entre le formateur et le groupe en général et à chaque apprenant en particulier. Comme Résultats, les interventions des apprenants seront analysées et des réponses et commentaires appropriées du formateur aideront le groupe à adopter une nouvelle attitude de pensée par rapport aux métiers techniques. Et l’image du formateur technicien va aussi avoir un impact positif ou négatif sur le groupe. On le dit, la réussite d’une salle dépend à pourcentage élevé de l’image positive ou négative du formateur. Voila pourquoi le formateur de part l’image qu’il projette sur sa classe peut déjà aider la salle à rester motiver et à avoir une bonne image des métiers techniques.
Les métiers techniques et l’Haïti de demain.
Comme signalé plus haut notre enquête auprès de deux directeurs de centre notamment celui de Haïti Tec, Rhony Desrogène nous a permis de savoir que le pays dans l’ensemble dépense beaucoup d’argents à faire venir de cadres techniciens de l’étranger notamment des pays hispanophones, la Dominicanie, le Guatemala, le Honduras, Cuba et j’en passe en vue de pallier au déficit de techniciens haïtiens qualifiés.
Selon lui l’avenir heureux d’Haïti passe indubitablement par la formation de cadres intermédiaires compétents en vue d’être en phase avec le développement de la technologie. Dit-il, les équipements qui nous arrivent sont de plus en plus sophistiqués. Il est très difficile de trouver un technicien haïtien dans certains cas capable de les opérer, de les dépanner voire de les réparer. On comprend l’urgence qu’il y a pour les centres opérant dans le secteur de la formation professionnelle d’agir, en ajustant leur curricula en fonction de la réalité du marché mais aussi en vue d’offrir une alternative aux jeunes désireux de faire une carrière technique. 12 janvier a encore augmenté notre déficit en techniciens. C’est tout cela qui prouve combien la formation professionnelle s’avère être importante et qu’il faut de plus en plus intéresser les jeunes à s’orienter vers ce secteur.
On le dit toujours, on a besoin de tout le monde pour faire un monde. Le développement de notre pays passe forcement par la quantité de jeunes et plus encore par la qualité de formation qu’ils ont reçue. C’est tout cela qui doit interpeller tout un chacun, les jeunes, les professeurs, les centres en vue non seulement de promouvoir les métiers techniques mais aussi de donner au jeunes ayant pris la décision de faire la technique l’encadrement nécessaire pour rester motiver, travailler dur et réussir.
[1] Auteur de l’ouvrage AU BON PLAISIR D’APPRENDRE, Interéditions, juin 2008
[2] Auteur de l’ouvrage, Les sciences cognitives en éducation, Nathan, avril 2000
[3] Page 16, Les Stratégies d’apprentissages, Comment accompagner des élèves dans l’appropriation des savoirs, Michel Perreadeau, Edition Armand Colin, Paris 2009.
[4] Nouveaux Horizons, Paris, Juin 2007
[5] Auteur de l’ouvrage Le chemin le moins Fréquenté, Robert Laffont, novembre 2002
s problèmes relatifs à
l’approvisionnement électrique, aux autorisations à délivrer aux milliers de vendeurs ambulants de nourriture et de boissons ou à l’installation de lignes téléphoniques et de câbles de
communication pour la presse. Des contacts sont établis avec les hôpitaux et les centres médicaux locaux en prévision de l’accueil de ceux qui font des malaises ou qui ont trop bu ou pris trop de
drogue. La police nationale met en place de vastes plans de contrôle du trafic routier dans les villes et de prévention des accidents sur le parcours des chars. Une véritable logistique de guerre
se met en place par le biais des stations radio, des chaînes de télévision et des rédactions des journaux et magazines. Les distributeurs de bière et de boisson sans alcool produisent et
transportent des tonnes de leur précieux liquide, entre les brasseries et les plus petits des débits de boisson. Plusieurs camions sont équipés des systèmes audio les plus modernes, et se
préparent à animer les rues et les bands à pieds sont déchainés pour donner la meilleure qu’il faut aux fêtards. Les hôtels, compagnies aériennes et tour-opérateurs font les derniers préparatifs
en vue d’accueillir des hordes avides de sensations particulières. Couturiers, maquilleurs, techniciens, ingénieurs, infirmiers, médecins, dealers, bookmakers, tops modèles, prostituées … tous se
préparent à un surplus de travail intense et délicat, qui peut leur apporter plaisir et profit, et peut-être un peu de renommée et une apparition dans les médias. Le Carnaval s’annonce, les
haïtiens sont sur leur piédestal, leur moment de plaisir et de défoulement est arrivé. Ils sont prêts à mettre leur ceinture en valeur aux sons irrésistibles des chars et des bands à pieds.
Quelle est cette fête ?